La musique vous donne-t-elle des frissons ?
Montez le son ou mettez un casque. Pendant l’écoute, appuyez sur le bouton à chaque frisson : chair de poule, picotement dans la nuque.
Faites l’expérience : votre résultat s’affichera ici, face à celui de la plupart des gens.
Ce qui vient de se passer (à lire après l’expérience)
Ce que font la plupart des gens : Les frissons ne viennent pas à chaque écoute, ni chez tout le monde ; ils se concentrent sur quelques moments de la musique.
À 21 secondes, après le tumulte des rapides et un bref reflux, tout l’orchestre reprend le thème de la rivière, en majeur, fortissimo. C’est le genre de moment où la peau se hérisse.
Les frissons ne tombent pas au hasard : ils se concentrent sur quelques moments, une montée soudaine du volume, l’entrée de nouveaux instruments, le retour d’un thème, une harmonie inattendue. Au moment du frisson, le cerveau libère de la dopamine ; une première décharge survient même quelques secondes avant, quand il sent le passage venir.
Smetana a écrit La Moldau à l’automne 1874, devenu complètement sourd quelques semaines plus tôt. Il ne l’a jamais entendue qu’en pensée.
D’autres expériences
Sources
- Oliver Grewe et al., Music Perception, 2007 ; Martin Guhn, Alfons Hamm et Marcel Zentner, Music Perception, 2007.
- Valorie Salimpoor et al., « Anatomically distinct dopamine release during anticipation and experience of peak emotion to music », Nature Neuroscience, 2011.